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La Basilique Saint Remi de Reims
Informations
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tombeau du saint Évêque Reims (460 à 532) patron de la ville et du diocèse 51100-REIMS - Tél. 03 26 85 31 20 (presbytère) La Basilique est ouverte de 8 h à 19 h (ou l'hiver, à la tombée du jour) texte : Remy Drouzy |
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La Genèse
En 533, Remi Évêque de Reims, meurt à 96 ans. Issu d'une famille gallo-romaine, il a baptisé Clovis, le roi des Francs.
Son corps est déposé, en dehors des remparts, dans une chapelle dédiée à Saint Christophe, sensiblement à l'emplacement du tombeau actuel. Son renom de sainteté et des miracles répétés attirent très vite de nombreux pèlerins.
On agrandit alors la chapelle primitive aux dimensions d'une église où le corps est transféré solennellement un jour de 1er octobre qui devient la Saint Remi.
Vers 750-760, l'archevêque Tilpin (le Turpin de la Chanson de Roland) s'adjoint des moines bénédictins venus de Saint Denis pour accueillir et guider les pèlerins. C'est le début de plus d'un millénaire de vie monastique.
Le Moyen Age
Une nef romane
Vers 852, Hincmar agrandit l'édifice et consacre l'abbatiale carolingienne qui disparaît, après l'an 1000, pour être remplacée par une grande église romane entreprise par Dom Airard, un des premiers abbés élus par les moines.
Le plan trop ambitieux est remanié par Dom Thierry. Il en reste les onze travées de la nef, avec tribunes et bas-côtés - le long transept contourné de galeries au rez-de-chaussée et à l'étage - et une absidiole romane de chaque côté du chevet.
A l'époque, une charpente en bois couvre le tout et un proche à tribune prolonge la façade.
1049, Concile de Reims. Le pape Léon IX consacre cette immense basilique romane.
Un chœur gothique
1162-1198, Dom Pierre de Celle, nouvel abbé, décide un nouvel agrandissement pour faciliter l'accès aux pèlerins. Le porche roman est démoli et on prolonge la nef de deux travées gothiques. Un nouveau chœur gothique, plus profond, avec déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes remplace le chœur roman.
En 1181, Dom Simon, successeur de Pierre de Celle, surélève et renforce les murs romans de la nef et y perce un"oculi". Il garnit les piles du XIème siècle de colonnes et colonnettes qui rejoignent, en haut, les nervures des voûtes gothiques remplaçant la charpente en bois.
La Renaissance
La vie monastique, florissante au XIIème siècle, décline durant la guerre de Cent Ans. Les abbés "commanditaires" délaissent l'abbaye. Seule exception, Robert de Lenancourt, vers 1506, construit le portail à fenêtre flamboyante (transept sud) et fait réaliser les tapisseries de Saint Remi exposées au musée voisin. Au siècle suivant, le portail nord est à son tour reconstruit. Ainsi disparaissent les bas-côtés qui se poursuivaient jadis au revers des façades du transept.
1622 : La congrégation Bénédictine de Saint Maur réforme l'abbaye au XVIIème siècle. Elle fait construire, en style Renaissance, la colonnade qui clôture le chœur.
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